DES ARMES POUR PARLER DE PAIX SANS CELUI QUI FAIT LA GUERRE

La réunion de 92 États a été clôturée dimanche par Viola Amherd et Volodymyr Zelensky. Presque tous ont signé une déclaration commune.

«Pour la première fois, les pays n'ont pas parlé d'armes, ils ont parlé de paix». La présidente de la Confédération, Viola Amherd, a clôturé ainsi le sommet du Bürgenstock, dimanche. Ils n'ont pas parlé d'armes, mais celles-ci étaient bien là. Des milliers de militaires et de policiers armés de fusils, statiques ou en patrouille et qui regardaient chaque fait et geste de toutes les personnes qui avaient passé les multiples étapes pour arriver au sommet de la montagne, dont la route était bardée de checkpoints. Routes bloquées, journalistes quasi confinés: ambiance pas hyper pacifique pour parler de paix.

Mais il fallait que tout soit parfait. C'est la première fois de son histoire que la Suisse recevait autant de chefs d'État sur son territoire. Samedi, ils sont arrivés les uns après les autres dans l'hôtel de luxe. Puis ils se sont répartis dans des groupes de travail dimanche matin avant d'aboutir à une déclaration finale (lire encadré): ça a duré moins de 24 heures. Kamala Harris et Olaf Scholz se sont même fait la malle avant la fin.

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L'Occident malmené

La morale de cette histoire, c'est que c'est bien, mais sans la Russie, on n'ira pas loin. La Suisse voulait réunir des pays du monde entier et elle a réussi. Les pays du Sud n'ont pas hésité à critiquer l'Occident. Gabriel Boric, président du Chili, a relevé le deux poids deux mesures des pays occidentaux, incohérents dans leur comportement avec la Russie et avec Israël.

Ils ont fini par se mettre d'accord: la prochaine fois, si possible, il faudrait au moins que la Russie soit là. Celle-ci a observé le sommet avec perplexité. «Les documents résultant de la réunion n'auront aucune signification pour la Russie», a dit son ambassadeur en Suisse. Prochaine étape? Bonne chance. Volodymyr Zelensky a rappelé qu'il avait été décidé d'affirmer le principe que les frontières de l'Ukraine doivent être respectées et que «sans cela, aucune paix n’est possible». Selon lui, la Russie n'est pour le moment «pas prête» à accepter les conditions de la paix.

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